2012 – Hommage à Laurence Louppe

Montage créé dans le cadre de l’Hommage à Laurence Louppe, théoricienne, critique et historienne de la danse, présenté au Théâtre National de Chaillot en avril 2012.

« La critique et historienne de la danse Laurence Louppe est morte dimanche 5 février, à l’âge de 74 ans. Figure subtile et offensive de la danse contemporaine depuis le début des années 1980, elle a su apporter son coup d’œil et ses points de vue aiguisés sur les multiples aspects d’un art dont elle s’acharnait à décrypter le sens et l’invention du fond comme de la forme.

Agrégée de lettres modernes, elle fut enseignante, puis journaliste, entre autres, à Libération, Art Press et Pour la danse. Parmi ses chorégraphes de prédilection, il faut citer l’américaine Trisha Brown, Jean-Claude Gallotta sur lequel elle fut l’une des premières à écrire, puis Dominique Bagouet, Daniel Larrieu, Odile Duboc, ou les chercheurs du quatuor Knust. Elle est d’abord l’auteur d’un livre remarquable, mine de richesses et de réflexions musclées sur la danse contemporaine: « Poétique de la danse contemporaine » (1997), qui donnera lieu quelques années plus tard à un autre ouvrage « Poétique de la danse contemporaine, suite ».

Conférencière, enseignante (dans plusieurs écoles d’art, mais aussi à PARTS, l’école créée à Bruxelles par Anne Teresa de Keersmaeker…), elle pilotait régulièrement des stages pour les professionnels avec Françoise et Dominique Dupuy, pionniers de la danse moderne en France.
 » Plus que son histoire au sens large, Laurence a su détecter dans la danse contemporaine le profond de sa substance, la saveur de son expérience au quotidien et la puissance de son impact aussi bien sur le monde de l’art que sur celui du spectacle vivant, commente son ami Dominique Dupuy. On peut dire qu’elle a véritablement pensé la danse. »

Esprit profondément libre, Laurence Louppe décida de joindre un beau jour le geste à la parole en participant en 2001 à une pièce chorégraphiée par Alain Buffard « Dispositifs 3.1  » dans lequel elle opérait une formidable et médusante transformation, osant faire exploser la vitrine d’une certaine image de soi. Laurence Louppe avait été nommée Chevalier des Arts et Lettres en 2009. »

Rosita Boisseau – Le Monde

Compétences: Institutionel