Photobiographie

C’est fou le nombre d’expressions différentes qu’il peut y avoir dans un regard. J’ai toujours du mal à réaliser ce qu’est la réalité de mon corps, et à me l’approprier. Finalement je trouve ça plus respectueux, il ne m’appartient pas, en fait… Photoportrait03

C’est pourquoi me prendre en photo est à chaque fois une découverte, découverte de l’image qu’a donné mon corps physique l’espace d’un instant fugitif, maintenant fixé platement sur une image. La découverte du mensonge de l’image, car le corps est tout sauf image, il est mouvement. Le narcissisme fugace lié aux postures accommodantes, maintenant disparues ; tout à coup voilà, je peux m’approprier quelque chose. Oui, soudain la microseconde emprisonnée dans cette image me représente, elle pose un arrêt solide sur un soi-disant moi-même. Enfin une trace de moi-même qui reste, quel prodige pour l’égo !

Photoportrait

La photo densifie les secondes sur le fil d’un certain angle. Elle choisi une seule zone du réel et l’érige comme vérité, aplatissant, aplatissant tout. La photo comme rouleau compresseur, ou comme synthétiseur de moments parcellaires. On parle de « photo souvenir », mais de quoi parle-t-on vraiment ? D’un micron de la réalité totale posé sur une surface plane, un micron à vocation manipulatoire, qu’on utilisera ensuite comme pierre d’achoppement de notre mémoire pour évoquer le reste de cet instant passé, reste qui s’effilochera avec le temps de toute façon, mais dont la porte d’entrée résidera dans cette photo…

Photoportrait02

Je suis fascinée quand je me prends en photo, fascinée de voir à quel point la photo est impuissante à transcrire le réel. Fascinée de voir que la photo crée une dimension parallèle plane, pleine de portes.

Geyser source

Les cornes de mammouth de la population paraissent minuscules

Ça alors, c’est une bien singulière illustration. Autant l’accompagner d’un texte lui aussi singulier, au point où j’en suis. On se croirait dans le Yi King.

Ici s’exprime un instant décisif, d’une carmine gravité. La ville submergée entre dans une phase de cataclysme extraordinaire. L’ébullition explose dans un geyser en fusion, titanesque. Les cornes de mammouth de la population paraissent minuscules.

L’interprétation doit se faire en décalant l’image sur un plan symbolique : ce n’est pas de cataclysme dont il est question, mais d’une explosion qui subjugue car elle dépasse par sa force ce qui existait jusqu’à présent. L’arrivée du geyser repousse les limites du savoir et renforce les liens de la communauté humaine. On se rassemble face à une puissance qui nous dépasse, unis par la révélation de ce qu’on ignorait.

Reconnaître ses limitations permet de restaurer la possibilité du changement, sans s’effrayer des moments aveugles où tout paraît incompréhensible, et où nos visées évoluent. Il importe dans ces moments là de reconnaître sa propre ignorance et de continuer à avancer. Tout s’éclaircira plus tard, quand chaque pièce aura trouvé sa place.

03ok

Pour Césaire

Cercles sinueux, flous, puis nets, flash ! Survient une lumière aveuglante, blanche, mangeant toute l’image. — Roues tournantes, découpées sur fond aux couleurs changeantes, organiques, bougeant comme les rouages d’une grande machine. Soudain une structure géométrique ronde émerge, l’amalgame d’une planète coupée en deux et d’une orange, elle aussi coupée en deux, mise en scène de façon cosmologique. Vite disparue elle engendre une silhouette sombre d’animal, un faciès de bestiole indéfinissable entouré d’une ligne claire vibrante qui titille sa forme, animée, vivante, contraignant la masse jusqu’à ce qu’elle se délite en morceaux noirs charbon, morceaux de charbon qui tombent, tombent, chutent et saignent des flux colorés. Les flux se mêlent, s’arrangent, mutent, donnent naissance à une autre face impossible, flash ! Ombre, lumière, mise au point, dessin de femme qui file et se confond, non, c’est une photo qui double, redouble, se dédouble, émergence d’un personnage étrange s’épaississant pour s’épanouir, s’évanouir dans un maillage géographique. Puis subitement une biche, éclipsée dans une spirale aux traits mouvants, arbres, taches, cliché ancien de couple extra-lucide augmenté de sa mathématiques et ses dimensions. Épuration de l’image jusqu’à ne garder qu’une structure graphique abstraite. — Géométrie, géométrie qui bouge, se met à articuler de nouvelles formes pures qui s’incarnent peu à peu en architecture, jusqu’à se fondre dans un visage insaisissable aux traits animés de mouvements répétitifs, se disloquant progressivement. — Les traits tournent, architecture végétale, rainures de feuilles, tronc d’arbre coupé où on lit l’âge, renaissance, cycle de vie, roue.

Texte inspiré du poème La Roue d’Aimé Césaire

Couple extra-lucide

L’oeil de Links !

Ça y est, c’est officiel, mon profil de chroniqueuse pour l’émission Oeil de Links est en ligne sur le site de Canal+ !
Le voici le voilà, on peut cliquer sur l’image :

Bohème CD

Bohème Ardisson

Le Grand Palais innove !  Dans le cadre de l’exposition « Bohème », du 26 septembre 2012 au 14 janvier 2013, une bande-son spécialement éditée pour l’occasion par Béatrice Ardisson, accompagne le spectateur le long de son parcours.

Évidemment, ce digipack se devait d’être graphiquement choyé, ce que j’ai fait de mon mieux, sachant qu’en plein mois d’août le moindre travail impliquant plusieurs personnes en mal de vacances prend le double, voir le triple-quadruple-quintuple de temps. Mais l’acharnement a payé, et nous voilà enfin avec une jolie compilation !

Pour voir plus en détail mon travail sur ce digipack, rendez-vous dans mon portofolio.

Voici l’article sur le site du Grand Palais où il est possible d’écouter un extrait du CD.

 

BOHÈME
Une bande son par Béatrice Ardisson
Édition : Ardisong
Exposition au Grand Palais
Du 26 septembre 2012 au 14 janvier 2013, tous les jours sauf le mardi de 10h à 20h (nocturne le mercredi jusqu’à 22h)
Plein tarif : 12 euros
Tarif réduit : 8 euros (13-25 ans, demandeur d’emploi, famille nombreuse)

 

 

http://flavors.me/lauriethinot

Parole de geek

Grande première, je m’aventure dans cet article à partager avec vous mes découvertes technologiques. Je ne sais pas si ça peut servir à l’un d’entre vous, mais au cas où, je tente. Donc au programme Instagram et l’une des meilleures façons de s’en créer une galerie sur le web, le photographe Theron Humphrey, le portail Flavors.me et un petit tip pour les réalisateurs qui veulent utiliser Vimeo pour présenter leur travail.

Révolution : j’ai un IPHONE !

Oui !! Alors que le monde entier en a un depuis 3 ans. Peu importe. J’ai un Iphone, et des tas d’appli. Ça m’a fait tomber amoureuse d’Instagram. C’est comme Facebook, mais en plus simple : on ne poste que des photos, après les avoir traficoté avec des filtres. Ça fleure le bon esprit ; ceux qui sont là — ceux que j’ai choisi de suivre, en tout cas — postent des clichés quotidiennement, et la plupart sont dans une recherche esthétique, parfois de bon goût, souvent de mauvais goût, mais tous paraissent sincères, voire naïfs. J’aime la naïveté.
À voir, les photos de Theron Humphrey, sévissant sous le pseudo thiswildidea : repérez celles qui mettent en scène Maddie, un braque, dans des situations hallucinantes, voire grotesques. Impossible de comprendre comment ce chien arrive à garder son équilibre et son flegme. Un chien cosmique !

 

© Theron Humphrey – http://www.thiswildidea.com/
© Theron Humphrey – http://www.thiswildidea.com/
© Theron Humphrey – http://www.thiswildidea.com/
Pour avoir accès à toutes ses photos depuis son ordinateur, il existe Copygram. Ultra-simple, cela prend à peine 3 minutes montre en main pour s’y connecter. Il récupère les photos d’Instagram, et crée une galerie bien jolie consultable en ligne à tout moment. Voici à quoi ça ressemble :

 

http://copygr.am/lauriethinot

 

Autre nouveauté pour moi : le portail Flavors.me. Outil très pratique, il permet de créer une page récupérant les dernières informations qu’on publie sur tous les réseaux sur lesquels on gravite, les intégrant sur une même page. En consultant seulement cette page, on peut donc, par exemple, connaître le dernier Tweet de la personne, jeter un oeil sur son profil LinkedIn et voir sa dernière vidéo Youtube.
La mise en page est modulable à volonté, et une fois connectés, les mises à jours sont automatiques, il n’y a plus rien à faire ! Seul petit bémol : la somme de données récupérées est limitée aux plus récentes — quoique cette récupération est parfois paramétrable, comme celle de Vimeo. Impossible donc d’utiliser cette plate-forme comme site internet pour les petits malins. Un outil bien pratique cependant, permettant de faire tour d’horizon en un clin d’oeil.  Faites donc le tour du mien, si le coeur vous en dit puis soyez fous : créez le vôtre !

 

http://flavors.me/lauriethinot
Une dernière chose. En attendant la mise à jour de mon site internet, j’ai trouvé une parade pratique pour présenter mes films aux quidams curieux : la page Vimeo. Il suffit d’uploader les films voulus, puis de créer un nouvel album et d’y glisser sa sélection. L’album est prêt à être partagé. Petite astuce bien pratique : changer la présentation en liste (la petite icône bleue en haut à droite, à côté de la loupe), ce qui permet au fameux quidam d’avoir les premières lignes du résumé de chaque films. On peut aussi décider de l’ordre de rangement des vidéos sur la page.
Page Vimeo de Laurie Thinot
Voilà, parenthèse technologique de geek over. Copy.
Hasta la vista everyone. Vous savez que je vous aime.

Nouveau Clip pour Carmen Maria Vega !

Salut à toi, à vous et moi, salut à nous, cela fait tellement longtemps que je n’ai posté quoi que ce soit sur ce blog que c’est une honte et que François Hollande est élu.
Il y a eu du changement, un sacré chambardement même, car j’ai ENFIN réalisé un petit film totalement en prise de vue réelle. Youpi tralalala, cela faisait longtemps que je le souhaitais, mais comme je n’avais fait que des films animés jusque maintenant, on estimait que c’était risqué. Faux ! Héhé, hihi, haha, et youpi tralalala !

Cette expérience est une délivrance ! Travailler de bons acteurs, des acteurs dont la matière est disponible et fluide, est fantastique. Ils donnent vie à l’écriture, et s’ils sont bons — comme c’était le cas ici — la transcende. J’étais frustrée de n’avoir à tourner qu’un clip, j’avais envie de les faire parler devant la caméra, de leur donner des rôles plus denses, de les pousser à s’aventurer dans des zones de leur être qu’ils ne fréquentent pas eux-même. Me surprendre, les surprendre, pousser ailleurs, partir loin, donner vie à un monde parallèle obéissant à la logique morcelée du tournage, pour ensuite construire un temps d’image unique, un film.

C’est clair, il faut que j’écrive un film. Le verrou qui m’empêchait de me lancer (« les acteurs français sont mauvais, il ne vaut mieux pas qu’ils ouvrent la bouche sous peine de ruiner le film« ) est maintenant dissout. Je suis donc en train de m’y mettre, j’ai déjà commencé, l’embryon est là, ça ne ressemble à rien pour l’instant mais il suffit de continuer à faire pousser l’enfant. Je vous tiendrais au courant de l’avancée des évènements, bien entendu.

Ah oui, il y a aussi cet autre projet top secret, qui, pareil, est foetal mais plein de promesse : un documentaire. Motus et patience.

 

Mon site internet est en reconstruction, une sérieuse mise à jour pointera le bout de son nez bientôt ! Pour le moment, le poussif petit est consultable, mais du haut de ses deux pages, reste bien incomplet.

 

Carmen Maria Vega « On s’en fout« 
Avec : Carmen Maria Vega, Simon Abkarian, Igor Skreblin, Joséphine de Meaux et Vanessa Bax
aile et faon

Aile et faon

Que de petits pas infiniment sourds. Avance, avance !
Nous te voyons gourds, lourd, emmanché. Ridicule petit faon.
Materne sans plus tarder ta renoncule préférée, elle te le rendra bien.
Elle a besoin de toi, cette coquine.
Une plante aussi sinueuse aime à chérir un lien bien droit avec l’aimé.
Droit comme un i. Droit comme une tige, une pique, une lance. Car quoi, elle s’arque, comme une flèche.
Emmanché, gourd. Agile, sourd. Pénétrant, absent. Rectiligne, évanescent. L’ôde du futur est dite, oyez oyez, la vaisselle est cuite !

petits_fours_alaune_

C’est très intéressant, mais êtes-vous sobre, mademoiselle ?

Il y a dans la mise en scène d’un bon repas autre chose que l’exercice d’un code mondain ; il rôde autour de la table une vague pulsion scopique : on regarde (on guette ?) sur l’autre les effets de la nourriture.
Roland Barthes « Lecture de Brillat-Savarin »
Messieurs-dames, cher vous, je vous aime ! Laissez moi le ululer encore, vous le gémir à plein poumons, le manduquer avec ferveur, j’aime, j’aime, comme je vous aime ! Je n’en puis plus de contenir l’incommensurable, les digues craquent, il me faut le HURLER, le hurler à perdre haleine et en silence, je vous aime, oui je vous aime, c’est incroyable, inéluctable, bleu foncé, c’est fou, je n’y comprends rien, mais pourquoi, je suis pourtant si imparfaite, je ne peux pas, non, je ne peux pas décemment vous aimer, et pourtant c’est intolérable, si, oui, c’est vrai, je vous aime de toute mon âme, mon être entier vibre à votre encontre, ah ! Ô VOUS !
Quelle hystérique, fourrez lui du persil dans les narines que ses miaulements soient justifiés. Nous la servirons à dîner, rôtie au thym, coincée entre de belles pommes de terre. Au moins elle ne piaulera plus, l’oryctérope,et nos ventres pourrons enfin dodeliner leur plénitude en nous offrant leur plus exquis récital !
Qu’ouï-je ? Sont-ce desbêlements ? Homme tartine, vous vous exprimez en italique, cela mérite toute mon attention. Laissez la bulle de mon regard tiède vous envelopper, laissez vos cils caresser l’espoir de s’envoler, et de derrière vos yeux clos, laissez le sucre de ma langue fondre entre vos oreilles. 
 (voix en chuchotis horizontal, puis progressivement, volume sonore augmenté vertical)
« Oui, dès l’instant où je vous vis,
Beauté féroce, vous me plûtes;
De l’amour qu’en vos yeux je pris,
Sur-le-champ vous vous aperçûtes.
Mais de quel air froid vous reçûtes
Tous les soins que pour vous je pris !
Combien de soupirs je rendis !
De quelle cruauté vous fûtes !
Et quel profond dédain vous eûtes
Pour les veux que je vous offris !
En vain, je priai, je gémis,
Dans votre dureté vous sûtes
Mépriser tout ce que je fis;
Même un jour je vous écrivis
Un billet tendre que vous lûtes
Et je ne sais comment vous pûtes,
De sang-froid voir ce que je mis.
Ah! fallait-il que je vous visse
Fallait-il que vous me plussiez,
Qu’ingénument je vous le disse
Qu’avec orgueil vous vous tussiez ;
Fallait-il que je vous aimasse
Que vous me désespérassiez
Et qu’en vain je m’opiniâtrasse
Et que je vous idolâtrasse
Pour que vous m’assassinassiez !« 
Alphonse Allais, « Complainte amoureuse »
Ô JOIE !
ILS SONT ICI !
HA !
Jouissance holistique ! Unicité ! Fantasmagorie ! Cri, cri, Jupiter et Cassiopée, vent en poupe, Philadelphie ! 
Assez ! Assez ! Jetez-lui des pierres ! C’est insupportable ! Qu’elle se taise ! Qu’on la fasse cuire !

Calmez-vous. C’est faim, que vous avez ? Assez de bonnes manières mes amours, jetez-vous sur le buffet !  Colmatez-vous à coups de choux à la crème et de pruneaux lardés ! Usez vos sucs sur les belles de crevettes à la pistache là-bas, piquées de pamplemousse, dardant sur vous leurs salés flancs souples.

Madame, tout en parlant cessez de prendre cet air anodin pour vous rapprocher subrepticement du buffet. Ici, nous n’avons que faire des bonnes manières. Si votre conditionnement vous fait résister de prime abord à l’instinct de vous nourrir face à un buffet garni, et que, de surcroît, une ingestion répétée de petits fours nourri à la fois votre estomac et votre  culpabilité, regardez ce tableau.
Voyez avec quel naturel cet homme au crâne recouvert d’un étrange couvre-chef rouge attrape une nouvelle assiette de soupe, tout en en offrant une seconde de l’autre main à un convive. Regardez avec quelle désinvolture la petite fille au chapeau-trop-grand-plume-de-paon se suce l’index, avide de pourlécher toute goutte de gruau fuyarde. Regardez attentivement l’ensemble de ce tableau. N’y règne-t-il pas une atmosphère chaleureuse, décontractée, festive, quoiqu’un peu bruyante ? Le plaisir de cette petite fille, vous le sentez ? Oui, c’est ça, vous avez compris : c’est cet espace, cette liberté enfantine, cette avidité joyeuse qu’il vous faut retrouver, en vous. Ou bien vous finirez par brûler un hérétique, pour le plaisir.
Vous rendez-vous compte que vous faites l’apologie de la grossièreté ? Nous ne voulons pas ressembler à des individus à front bas !

Si la « liberté » est pour vous un synonyme de grossièreté, madame, alors oui, je prône la grossièreté. Mais vous semblez vous méprendre : ce n’est pas ces manières-là que j’encourage, mais l’état d’esprit qui les accompagne. Au contraire, je suis très pointilleuse sur la façon de manger. D’ailleurs, si j’en surprends un dans cette salle à manger la bouche ouverte, ou, encore pire, À AVALER SANS AVOIR MASTIQUÉ CORRECTEMENT — correctement signifiant « en ayant suffisamment insalivé sa bouchée afin d’aider le processus de digestion », oui, la digestion commence dans la bouche — je l’aimerais toujours autant mais il quittera cette assemblée séant, accompagné d’un coup de pied au derrière. Ceci étant dit, pour ceux qui ont peur de perdre leur prestige, nos amis de bcbg-france ont gentiment rédigé quelques psaumes d’un bréviaire — allégé — de bonnes manières ici et ici. 

Vous êtes une véritable donneuse de leçon aujourd’hui, mademoiselle ! Avez-vous mangé du chien ? 

Merci beaucoup Homme-tartine, moi aussi je vous trouve très inspirant. Je suis émue de vous avoir retrouvé, mes chéris. Vous m’avez manqué, j’étais si triste de ne pas pouvoir venir vous voir avant. Pardonnez-moi de vous avoir fait attendre, ces petits fours ont mis un temps fou à cuire
Cultivez la joie, nous la récolteront à foison, bientôt.
Merci mille fois d’exister (larme à l’oeil).
Bon appétit. 
Je vous embrasse. 
Je nous-vous-m’aime.

09-barnabe

Lorsque l’imbitable du sexe pénètre mon esprit, j’ouïe (note interdite au moins de 16 ans)

« Un condescendant m’habite. » 
David König

 

Mesdames et Messieurs, j’espère que vous allez bien et qu’aucun prélât ne se trouve dans la salle. Sortez vos fusains car ce jour est à marquer d’une croix noire dessinée sur une pierre blanche ; nous allons aujourd’hui aborder le frémissant sujet du sexe. Oui, je délaisse les considérations métaphysico-philosophiques de ma dernière note et vous accorde un temps de répit. Les petits-fours et autres déliciosetés sur les perspectives retournées seront à déguster une prochaine fois, promis.
Ah, le SEXE. Je vous sens en alerte, vibrants d’attente, arqués vers moi, la lippe humide, l’oeil ému. Le SEXE. Émoustillation. Déjà, je vois descendre en vous votre attention, vers le nombril, plus bas, encore plus bas, en plein sur le sensible pistil, narines en émoi, esprit tendu vers l’au-dehors. Ambiance, Maestro !
Pénis, bite, verge, queue, phallus, membre, vagin, chatte, vulve, moule (que de mots clefs Google qui vont valoir de jolies déconfitures aux touristes excités), que de mots — la liste n’est pas exhaustive — pour désigner les organes de reproduction féminins et masculins. Seuls les sexes bénéficient de ce traitement de charme. Les foies, pancréas, poumons et même les coeurs n’ont pas cette chance.  
Voyons mademoiselle, c’est incomparable ! Ce sont des organes internes !  
Exact. Pourtant les nezs (?), oreilles et autres bouches n’ont pas, eux non plus, autant de succès.
Si on tape « bouche » sur Google, le premier résultat est un lien Wikipédia où l’on définit ce qu’est une bouche, en deuxième position nous avons Bouches – Citations – EVENE, un annuaire de citations, et en troisième position, nous y voilà, Ejaculation dans la bouche, sur le Corps, etc… Youpi, de la bouche on passe au sexe ! Mais c’est une exception (une exception en troisième position du classement est une exception à succès), nous repartons ensuite dans l’anatomie. Le même test avec le mot oreille ne nous emmène que sur des sites où l’on parle de questions médicales.
Que se passe-t-il lorsqu’on tape « sexe » ? 
Je vous laisse déguster la liste des gros titres trouvés :
– « Sexe et film porno sur goziga.com »
– « SEXE – You Tube X – video pour adulte tous les jours »
« Sexe Gratuit sur MrSexe »
« Sexe Gratuit & Porno en Video ! »
« Sexe Adulte Gratuit : Porno et Sexy »
« Sexe gratuit sur requindusexe.com »
« Sexe XXX porno gratuit et videos de cul » (ha oui, j’avais oublié qu’un autre synonyme de « sexe » est « cul » — précieux indice pour nous aider à décrypter l’expression « coincé du cul« )
« Sexe Optimal – sexe gratuit & video porno »
« Sexe Mature Video » (citation de première ligne collector « J’ai ouvert ce blog avec un ami pour mettre en ligne les vidéos de sexe que je préfère sur internet. Elles me font vraiment mouiller la chatte. » Le centre d’intérêt principal de cette fille doit donc être le sexe, elle y pense souvent, en parle avec son ami, et va jusqu’à ouvrir un blog pour en parler. Soit c’est physiologique et la nature ne m’a pas doté des mêmes appétits que la demoiselle, soit c’est une question de centre d’intérêt — on pourrait dire que les vidéos qui me font « mouiller la chatte » au point d’ouvrir un blog pour les partager avec des inconnus sont des vidéos artistiques — soit je suis « coincée du cul« )
« Portaildusexe.com : Portail du sexe gratuit et de la video porno »
C’est du lourd. Adieu timides oreilles et facétieuses bouches ! Bienvenue au pays du Sexe. L’organe reproducteur, l’afflux de sang durcissant le membre, le clitoris endiablé, le gland érogène dans le vagin volcanique, la zone de plaisir, la peau qui pointe et l’échine frissonnante, s’enrichissent de nouveautés. Il suffit de regarder de plus près les titres pour dénicher les mots clefs typiquement associés au sexe : « film » « gratuit » « video ». 
Film et vidéos
En plus d’êtreune partie du corps, le sexe a enfanté bon nombre de films et de vidéos connaissant un succès phénoménal. On peut dire sans se tromper que le sexe est la partie du corps la plus starifiée au monde ! La renommée du reste du corps est moindre. En dehors du sexe — seule partie du corps, avec la bouche, à pouvoir procurer du plaisir à son possesseur — le reste du corps n’a pas tellement la côte. On magnifie certains corps bodybuildés imberbes masculins, et certains corps-dunes effilés de femmes, mais on ne retient de ces apparitions que leur apparence. Le pancréas de Miss France ne plairait pas à tout le monde s’il était exhibé,  et il ferait mieux de rester là où il est : caché, ou mieux encore : inexistant.
Gratuit
Très intéressant ! Pour attirer le client, le sexe se dit gratuit ! Quelle bonne affaire, du sexe GRATUIT ! Le sexe est célèbre au point de nous faire payer un droit entrée dans son univers. Votre sexe vaut de l’argent, « il » est un placement potentiel, nous sommes tous riches car nous possédons tous un sexe — excusez-moi si ces propos heurtent les rares exceptions. Dans notre société, sexe = fric. Je ne vous apprends rien en disant que l’univers du sexe à fric est assez malfaisant. L’argent créé par le sexe est poisseux. Il colle aux doigts. Il attire le gluant (hurlez défendeurs du sexe libre et lucratif, je vous attends !). Sans rentrer dans les détails car ce n’est pas le but de cette note, il est tout de même fou qu’une partie du corps donne naissance à une industrie aussi florissante. Toutes n’ont pas cette chance, si on peut parler de chance.
Toutes les parties du corps ne sont pas égales. 
J’en viens à un point important : en grossissant à ce point la renommée d’une zone physique (certes associée à toute sorte d’actions),  nous considérons le corps comme un amalgame de différentes zones à l’importance plus ou moins égale. Le corps devient un amas de gros plans, séparés les uns des autres. C’est effectivement le cas, mais il manque quelque chose à cette vision : LE LIANT.
En effet, un corps n’est pas un puzzle aux pièces éparses. Ce n’est pas non plus un moteur de voiture dont il suffit de changer une pièce lorsqu’elle tousse. Un corps est un circuit. L’estomac parle à la rate, qui parle à l’oeil, qui parle au cerveau, qui parle aux rein, qui parle au sexe, etc, et tous tiennent salon, intriqués les uns dans les autres (le cas de le dire). Un médicament prit pour soigner une mauvaise toux va rendre visite à une foule d’organes en plus de venir chez nos amis poumons. Un circuit. Logique. Et tout ça, principalement grâce au sang. Il n’existe, à ma connaissance, aucune partie du corps se distinguant par une absence de sang. (Ha si, les ongles. Et les dents. Et les cheveux.) 
Il me paraît assez absurde d’accorder un traitement de faveur aux parties sexuelles, et à toute autre partie d’ailleurs, car elles appartiennent à une chaîne. J’ai une vision holistique du corps.
Lorsqu’on parle de sexe, on parle par extension des pratiques sexuelles, et du plaisir. Pas des parties génitales. 
Je sais. 
Et pourtant, dès que l’on aborde, ne serait-ce que l’anatomie de cette zone — sujet ô combien frigidifiant — cette partie du corps a la faculté d’invoquer un important cortège de concepts « tabous or not tabous ». Cela est un bon indicateur de la place accordée à la poursuite du plaisir dans notre société…


Sur ces paroles, je vous souhaite de joyeuses parties de jambes en l’air. « Jouissez holistique !« . Ne manquez pas de célébrer votre corps total lorsque vous hurlez de plaisir ! Comme nous sommes tous connectés les uns aux autres par un indéfectible lien, nous sommes vous, je suis toi, vous êtes moi et toi et moi, nous profiterons tous de cette jouissance et vous remercierons secrètement. 
Merci d’être arrivé jusqu’ici. Nous mangerons des petits fours en ton/mon/notre honneur la prochaine fois, et si ce n’est toi, c’est donc ton frère.

Restons civilisés ; je vais modérer les commentaires de cette note pour éviter les pires intrusions. Pourtant, qui que vous soyez, je vous aime.

fishes

De la notion de vide pour les poissons et les oiseaux à nageoires

Bonjour Mesdames et Messieurs de l’internet,
Je suis bien ennuyée de ne pas vous avoir invité plus tôt à revenir valser avec moi. Voyez-vous, le temps est passé si vite que je suis bien incapable de me souvenir ce qui a bien pu se passer depuis la dernière fois. Enfin si. La vérité, c’est que je me suis plu à ouvrir les boîtes d’anciennes réflexions glissantes, à les exhumer, et les voyant filer, à tenter de les poursuivre sans me casser le nez. La belle affaire ! Ne me voilà pas plus avancée qu’avant, sauf que le temps a déguerpi plus vite que son ombre et qu’il me reste du fantasque sur les mains. Mettez l’ambiance en cliquant sur ce lien, je vous emmène visiter un de mes morceaux de chimères.
Prenez ce qu’on appelle « une pièce vide ». Voilà, bien vide. Aucun meuble, seulement quatre murs — vous pouvez ajouter une fenêtre ou deux si ça vous chante, ouverte ou fermée. Dans ce vide, y-a-t-il quelque chose ? Non, puisque c’est vide (banane) ! Faux, archi faux : il y a de l’air ! À ce propos d’ailleurs, si l’un d’entre vous connaît la composition exacte de l’air contenu dans sa pièce vide, je serais curieuse de l’entendre. Alors il n’y a pas de vide finalement, il y a bien une matière. Sauf que contrairement à une poire ou un tire bouchon, cette matière est subtile. Arrêtez de me regarder avec ces yeux ronds, je sais, je n’apprends rien à personne, tout le monde sait qu’il y a de l’air dans le vide. Pourtant, laissez-moi insister. Il me semble intéressant de garder à l’esprit que nous évoluons à l’intérieur d’une matière subtile, comme des poissons dans de l’eau. Ce n’est pas parce que nous ne voyons rien qu’il n’y a rien. Nos yeux sont de merveilleux outils, mais ils sont bien limités, facilement floués ! 
C’est bien joli, mais qu’est-ce que ça change de se dire qu’à la place du vide il y a de l’oxygène ? C’est une histoire de lexique, c’est tout.
Ben oui, en le présentant comme ça, ça paraît bien inutile. Du coup je ferais mieux de me transformer en oiseau et de m’envoler par la fenêtre, ce serait nettement plus simple… D’ailleurs, à propos d’oiseaux : si on choisi d’emplir nos espaces vides d’une sorte d’eau subtile, les oiseaux deviennent des poissons ! Ils nagent dans le ciel et suivent les vents-courants. Par contre, contrairement aux poissons, ils se posent sur le sol lorsqu’ils arrêtent de nager.
Voilà. Je n’irai pas plus loin, pas aujourd’hui, ce ne serait pas sérieux. Il faut y aller doucement, par petites doses. Point trop n’en faut !
Ce n’est qu’un début, je ne vous ai pas encore parlé de l’immuable perspective retournée, ni des amalgames atomiques universels. Je les garde pour plus tard, ! j’ai eu un mal de chien à expliquer ce ridicule petit concept, c’est terrible, comment vais-je faire pour faire passer les autres ! Misère, je me suis mise dans de beaux draps !
Mes chers amis-dames, et amis-messieurs, merci d’être venu, c’était un fabuleux honneur de vous voir ici. Faites attention à vous, ne vous noyez pas dans un verre d’eau, même si vous avez trop chaud. Je vous inviterais pour la suite, il y aura des petits fours (si, si !). Laissez-moi me courber plus bas que terre pour vous saluer — on n’en fait jamais trop, sauf quand on exagère.
Qui que vous soyez, je vous aime.

 

Punes umeboshi

C’est donc ça que vous appelez un début ? Ça promet.

Mesdames et Messieurs, merci d’être venus (malédiction, ils sont venus, argh, damned, je suis cuite, aucun moyen de disparaître discrètement derrière le rideau du fond. J’écarlate.). Tout d’abord, merci. Oui, je sais, je l’ai déjà dit, mais il m’importe de le répéter avec emphase encore une fois, afin de l’alimenter de mes larmes de gratitude pour que son feu sacré brûle assez haut et réchauffe votre existence toute entière ! MERCI. Tenez, prenez-le, il est humide et je vous l’offre avec passion. Puisse-t-il sécher vos torrents intérieurs. Recueillons-nous pour célébrer, et écoutons ensemble l’ami Frédéric.
Bonjour Mademoiselle, excusez-moi mais pouvez-vous commencer rapidement vos simagrées ? Mon chat est seul à la maison et je ne voudrais pas le faire attendre trop longtemps.
Fichtre, une vieille fille qui n’a pas d’amant. Mais évidemment madame, vos désirs sont des ordres ! Il ne faudrait pas perdre votre temps et encore moins celui de votre chat, ce serait scandaleux. Aujourd’hui, outre mon cadeau brûlant, oh oui !, de début d’intervention — ambiance ici cliquez s’il vous plaît — je vous propose de simagrer autour d’une étrangeté typiquement japonaise : j’ai nommé UMEBOSHI ! Faites entrer la prune !

Qu’est-ce donc que cet étrange marron, qui semble mou et juteux ? Ne pas se méprendre sur la taille, surtout. UMEBOSHI est petite, pas plus grande qu’un très gros grain de raisin (une petite prune, quoi). Pour lire d’une source sûre la façon dont se fabrique umeboshi, rendez-vous ici (je ne vais quand même pas faire un copier-coller de ce très bon article).
Voilà, maintenant que vous avez parcouru l’article su-mentionné, vous en savez presque autant que moi. Presque. Voilà le clou, aïe, oui le voilà : le clou, c’est le goût ! (vive les slogans) Umeboshi sème la terreur au sein de la communauté-papille. Sous ses airs de prune, on la croit sucrée et doucereuse, mais c’est un leurre… Madame a développé un goût des plus singuliers, voir des plus dérangeant. Elle siffle tout en râpant sur le palais, douée d’une saveur fermentée acido-salée. Intense. La capricieuse se croise rarement au hasard des coins d’assiettes ; quand elle nous fait l’honneur de s’y montrer, autant se préparer à une petite apocalypse culinaire. Mon père en rapporte parfois de ses voyages japonais. Il (pense qu’il) sait y faire : avec ses baguettes il extirpe une belle umeboshi du tas, puis la pose, entière, sur sa langue, avant de refermer la bouche. Il suçote silencieusement la coquine jusqu’à la réduire à néant. Seul le noyau subsiste. Une dame Umeboshi par jour avec du riz — si mon père ne mange pas de riz, ce n’est pas une raison pour suivre son exemple — et la santé est au rendez-vous ! Il paraît. Oui, je me souci de votre fragile santé, mon corps et le vôtre ne font plus qu’un maintenant, nous sommes parmi nous, parmi moi. Prenez soin de vous, je ne voudrais pas qu’il t’arrive quelque chose. Umeboshi et oscillococcinum, hop ! Tout ça bio !
Mademoiselle, pensez-vous vraiment ce que vous dites ou est-ce une façon de tenter de vous rendre intéressante à nos yeux (embués par la beauté de vos nouvelles chaussures à talons, vous ne les aviez pas la dernière fois que nous nous sommes vus, vous faites incroyablement jeune, vous habitez chez vos parents ?, laissez-moi vous donner ma carte et vous inviter prendre un verre, rapidement, je suis producteur et votre physique m’intéresse, vous êtes comédienne ?, comment pourrais-je être certain de vous revoir ?)?
Bien entendu que je pense ce que je dis autant que je dis ce que je pense, et bien entendu que toutes ces simagrées sont une façon de me rendre intéressante à vos yeux, si ce n’est aux miens… Mon cher, vous devriez faire soigner ces questions-hameçons dans les paumes de caresses féminines, aussi Umeboshi soit-elle. (Oui, j’ai acheté de nouvelles chaussures à talons, je suis bien contente que vous l’ayez remarqué, c’était le but, mais gardez votre carte, votre verre et le charivari supplémentaire, je file voir Princecharmant, il m’a préparé un délicieux dîner.)
Vous êtes libre, merci de votre attention. À bientôt, je vous réinviterais. Vous reviendrez n’est-ce pas ? Je veux être sûre de vous revoir…
Qui que vous soyez, je vous aime.

Enfin un sursaut d’intérêt, il était temps !

Mesdames et messieurs, que ce soit bien clair : ce blog est un scandale ! Non content d’héberger une armée d’acteurs disparates — des posts en veux-tu en voilà, sans aucun lien les uns avec les autres — il n’est maintenant approvisionné que d’articles récapitulant mes dernières activités, sans une once d’âme supplémentaire.
« Excusez-moi mademoiselle, mais quel intérêt avez-vous à critiquer votre propre blog ? »
Oui, c’est bien ce que je me demande aussi. Donc fi ! Basta cosi ! Taïau ! Des divagations que diable ! De la chaleur, du grain à moudre, des chansons, de la betterave crue, des moustiques et des grains de beauté !
« Mademoiselle, êtes-vous en train de dire que vous allez nous offrir régulièrement le fruit mûr de votre délicieuse folie ?« 
Brave homme, comme tes mots me font chaud au coeur ! Résonnez musettes et violons — mettez l’ambiance en cliquant ici — j’ose le dire, je consens à l’articuler, oui, oui oui et encore oui, JE LE VEUX ! Je veux venir parmi vous, je veux vous faire partager l’ambroisie de ma veine cosmique, je veux vous faire découvrir le mikado de mon esprit, je veux habiter cette Terre avec VOUS, avec TOI, et aussi TOI LÀ BAS AU FOND CACHÉ DERRIÈRE TON VOISIN, pour jouer à la faire tourner droit avec des foutaises !
« Mademoiselle, êtes-vous certaine d’avoir la tête sur les épaules ? Vous paraissez bien agité, vous devriez prendre des vacances. »
Vous êtes belle madame, consentez-vous à devenir ma quatrième grand mère ? Le coup de la grand mère, ça commence à faire beaucoup, ils vont finir par être sûrs que je suis folle pour de vrai et décamper… Madame, je suis désolée si la fantaisie vous dérange car j’en suis une fontaine. Je vous invite d’ailleurs à boire de mon eau : avec son goût surprenant, elle rafraîchit l’esprit et calme les tempêtes. À vous de boire ! (et toc!). Écoutons ensemble « Petite musique de nuit » de notre cher ami Mozart en cliquant ici, et allons nous coucher.

Merci de votre attention et à bientôt.
Qui que vous soyez, je vous aime.

Festival 15 Cents Coups

Et hop, D.A de l’identité visuelle du Festival 15 Cents Coups, organisé par le Centre Des Arts de la Scène dans le 15ème arrondissement de Paris !
Ça commence dès aujourd’hui, et pendant 15 jours c’est la déferlante d’évènements ! Allez-y !

FESTIVAL 15 CENTS COUPS
du 8 au 26 juin 2011
dans tout le 15ème arrondissement de Paris
Site internet (© Cyril Lebret) : http://www.15centscoups.com/
Télécharger le programme (© mes blanches mains): https://www.dropbox.com/share

Le Bois des Hommes

« Le Bois des Hommes » de Fabrice Loi

Pour la rentrée littéraire 2011, un roman qui sent l’homme, la poussière des chantiers, la sueur, l’Afrique, l’Amour et la folie, le bois… Un espace où l’on construit, d’où l’on part, où l’on souffre, où l’on respire — fort — en agrippant son souffle. Un hommage à l’eau du front de ceux qui construisent nos toits. Tout le reste.
Plus qu’un livre, c’est un feu !

« QUOI ?
L’itinéraire d’un homme qui a décidé de ne pas se laisser contaminer par la folie du monde occidental. Mais aussi : une critique de la machinerie qui passe les hommes au laminoir de l’argent ; une description de Paris ; une échappée africaine.
QUI?
Ivan, charpentier, rêveur déterminé ; Sève, architecte, blonde, injuste ; Abdullaye, sage sans-papier ; Wu, contremaître chinois ponctuel ; M. Pérez, tyran par intérim ; Alma, belle Galicienne ; Carmen, vieille Galicienne ; Solo, griot musicien ; mais aussi : Aminata, N’goné, les voisins du dessus, les couvreurs, les maçons, les Portugais, les Kurdes, les Maliens, les Français et vous.
OÙ ?

À Paris, en banlieue, à Marseille, en Galice, à Bamako, en Chine. Ici et là. Sur les toits, en forêt, en mer, dans le métro, dans l’avion, en train, à pied, dans une grue, entre vos mains.
QUAND ?
En ce moment même.
L’AUTEUR
Fabrice Loi est né à Paris en 1971. Il est photographe et saxophoniste. Diplômé en charpenterie et en histoire contemporaine, il a participé à plusieurs projets de développement au Bénin et au Mali. Il vit à présent à Marseille.
Le Bois des hommes est son premier roman. »

LE BOIS DES HOMMES
de Fabrice Loi
Parution : septembre 2011
www.editions-yago.com
Prix : 19€
ISBN 978-2-916209-90-6
Diffusion : Harmonia Mundi
Couverture et composition graphique : Laurie Thinot

Papauté couverture

« Histoire noire de la Papauté » de Javier Coll

Vous leur accordez le bon Dieu sans confession ? Regardez-les d’un peu plus près, vous n’êtes pas au bout de vos surprises : les Papes sont loin d’être des Saints ! De tout temps, ils ont usé sans modération de leur autorité, pour le meilleur mais aussi — et bien souvent — pour le pire… Grâce à ce livre, préparez-vous à voir d’un oeil nouveau la lignée de notre cher Benoît XVI !

 

« De saint Pierre à Benoît XVI, les papes ont été des prêcheurs, des rois, des juges et des diplomates. Ce furent des saints ou des monstres, des théologiens ou des chefs militaires : nantis d’un pouvoir absolu sur la terre et le ciel, ils ont fait pencher la balance de l’Histoire vers la guerre ou la paix. Cet ouvrage dresse la notice des 265 papes qui se sont succédés sur le trône de saint Pierre, passant en revue leur pontificat, leur vie, leurs vicissitudes et leurs vices… Allant à contre-courant de l’Histoire officielle, trop souvent pudique et élogieuse, ce livre dévoile les moeurs « politiquement incorrectes» des différents souverains pontifes. De Pascal Ier qui faisait arracher la langue des prêtres réfractaires à Jean XXII battu à mort par un mari jaloux, en passant par Jean VIII qui se révéla être une femme, l’histoire de la Papauté fourmille de mystères et de frasques hautes en couleurs.
Assassinats, adultères, orgies, manipulation et corruption, émaillent
l’histoire passionnante et sulfureuse du Vatican. Un ouvrage instructif et effrayant. »

HISTOIRE NOIRE DE LA PAPAUTÉ
de Javier Coll
Parution : mai 2011
www.editions-yago.com
Prix : 25€
ISBN 978-2-916209-73-9
Diffusion : Harmonia Mundi
Couverture et composition graphique : Laurie Thinot

trahison

« Tr@hison » de Peter Dixon

Un polar à l’américaine, parfait à déguster au vert !

« Grâce à son nouveau système d’exploitation, Alex Greenlee va surclasser Apple et devenir le prochain Bill Gates. Il quitte son île au large de Seattle pour signer un contrat décisif, laissant derrière lui des personnes de confiance pour s’occuper de son jeune fils, Simon, qui passe le plus clair de son temps sur des jeux en réseau. L’inconnu fait alors irruption, sur Internet comme dans la réalité, et l’île sauvage impose un huis clos étouffant, sur fond de manipulation, de vengeance et de trahison. Une opposition entre l’innocence et la ruse, la nature et la technologie, dont l’enjeu est le secret de Greenlee et la vie de Simon.
Le cyberespace peut être un piège.
Et le piège peut se refermer sur la réalité. »

TR@HISON
de Peter Dixon
Parution : mai 2011
www.editions-yago.com
Prix : 20€
ISBN 978-2-916209-88-3
Diffusion : Harmonia Mundi
Couverture et composition graphique : Laurie Thinot

pizzicato

« Pizzicato » de Yaël König

Un polar musical chez Yago, composé par Yaël König, laissant le lecteur en plein suspense jusqu’à la dernière note.
Attention les yeux, cet ouvrage est en bichromie !
Les pensés du meurtrier apparaissent en rouge, une trouvaille qui ajoute du rythme au livre et décuple chez nous l’envie de percer le mystère de son identité…

« Jean Bertini, célèbre violoniste, est assassiné à Nice. Jeune inspecteur, Nathan Godfine mène l’enquête, mais l’affaire ne sera jamais résolue. Quinze ans plus tard, le ténor Isaac van Jong est tué avant d’entrer sur scène. À côté de son cadavre gît une poupée mutilée. Voilà qui rappelle de vieux souvenirs à Godfine… Celui-ci reconstitue l’équipe qui avait travaillé sur l’affaire Bertini et se lance dans une enquête rapidement ponctuée de nouveaux meurtres, qui le mènera des coulisses feutrées de l’Opéra aux bas-fonds de la ville de Nice, et mêlera souteneurs, politiciens, musiciens et prostituées.
Ce polar emmène son lecteur à Nice et à Vérone, dans les coulisses de l’opéra et les arcanes des luthiers. Il passionnera les amateurs de bonnes histoires et de musique classique. »

PIZZICATO
de Yaël König
Parution : mars 2011
www.editions-yago.com
Prix : 19€
ISBN 978-2-916209-83-8
Diffusion : Harmonia Mundi
Couverture et composition graphique : Laurie Thinot

« Provocations philosophiques » de Michael LaBossiere

Enfin de la philosophie facile, sans jargon imbitable ! Vous, parents blasés par votre superficielle progéniture de 17 ans, vous, professeurs en mal d’ouvrages satisfaisant vos ouailles, vous, qui vous posez des questions et vous, les curieux intelligents qui ne demandent qu’à éclore, oui, vous tous, vous aimerez ce cadeau à lire et à offrir.

« Du foie gras à l’existence de Dieu en passant par la pornographie et le clonage humain, Michael LaBossiere aborde les sujets les plus sérieux comme les plus anecdotiques. Connu pour son humour ravageur, il livre ici un livre provocant et stimulant. Ces Provocations philosophiques apportent un éclairage inédit sur les dilemmes de notre temps. L’auteur ne craint pas d’aborder des thèmes brûlants tels que les manipulations génétiques, l’égalité sexuelle, la violence et les médias, le créationnisme, la nature de l’esprit, les croyances religieuses, l’amour, le temps et le hasard, les méfaits de la technologie, l’évolution des mœurs ou la recherche médicale. Michael LaBossiere s’adresse à un grand public exigeant et joueur. Il montre qu’il est possible de réfléchir avec le sourire.« 

PROVOCATIONS PHILOSOPHIQUES
de Michael LaBossiere
Parution : février 2011
www.editions-yago.com
Prix : 20€
ISBN 978-2-916209-73-9
Diffusion : Harmonia Mundi
Couverture et composition graphique : Laurie Thinot

« De l’eau tiède sous un pont rouge » de Hemmi Yô

De l’eau tiède sous un pont rouge, de Hemmi Yô n’avait pas encore été traduit en Français. Et voilà ! Merci au traducteur Silvain Chupin de s’être attelé à la tâche, et à Yago d’avoir travaillé sur cette édition.
Notons bien que ce livre, baignant dans une atmosphère troublante, contient en tout trois textes : « De l’eau tiède sous un pont rouge », « Caravane de nuit » et « Music Wire ».
Résumé :

« Tokyo au mois de juin, pendant la saison des pluies. Saeko est une jeune femme gracile et secrète. C’est aussi une kleptomane. Un jeune homme la surprend en train de voler dans un supermarché et la suit jusque chez elle. Elle habite la maison après le pont rouge, là où mer et rivière se rejoignent. C’est là que le narrateur découvre la troublante « malédiction » dont Saeko est victime. Fasciné, il accepte de la « soigner »… Un récit étrange, servi par une écriture précise et réaliste. Suivi de Caravane de nuit, une mystérieuse équipée nocturne, en compagnie de deux prostituées vietnamiennes et de leur souteneur, et de Music Wire, ou comment la soudaine irruption d’un généreux inconnu va faire basculer le quotidien bien réglé d’une famille ordinaire.« 

Adapté au cinéma par Shohei Himamura, le réalisateur de L’Anguille (Palme d’Or 1997), De l’eau tiède sous un pont rouge fut sélectionné au festival de Cannes en 2001.
Voici la bande annonce :

DE L’EAU TIÈDE SOUS UN PONT ROUGE
de Hemmi Yô
Parution : mars 2011
www.editions-yago.com
Prix : 19€
ISBN 978-2-916209-86-9
Diffusion : Harmonia Mundi
Couverture et composition graphique : Laurie Thinot