De la notion de vide pour les poissons et les oiseaux à nageoires

Bonjour Mesdames et Messieurs de l’internet,
Je suis bien ennuyée de ne pas vous avoir invité plus tôt à revenir valser avec moi. Voyez-vous, le temps est passé si vite que je suis bien incapable de me souvenir ce qui a bien pu se passer depuis la dernière fois. Enfin si. La vérité, c’est que je me suis plu à ouvrir les boîtes d’anciennes réflexions glissantes, à les exhumer, et les voyant filer, à tenter de les poursuivre sans me casser le nez. La belle affaire ! Ne me voilà pas plus avancée qu’avant, sauf que le temps a déguerpi plus vite que son ombre et qu’il me reste du fantasque sur les mains. Mettez l’ambiance en cliquant sur ce lien, je vous emmène visiter un de mes morceaux de chimères.
Prenez ce qu’on appelle « une pièce vide ». Voilà, bien vide. Aucun meuble, seulement quatre murs — vous pouvez ajouter une fenêtre ou deux si ça vous chante, ouverte ou fermée. Dans ce vide, y-a-t-il quelque chose ? Non, puisque c’est vide (banane) ! Faux, archi faux : il y a de l’air ! À ce propos d’ailleurs, si l’un d’entre vous connaît la composition exacte de l’air contenu dans sa pièce vide, je serais curieuse de l’entendre. Alors il n’y a pas de vide finalement, il y a bien une matière. Sauf que contrairement à une poire ou un tire bouchon, cette matière est subtile. Arrêtez de me regarder avec ces yeux ronds, je sais, je n’apprends rien à personne, tout le monde sait qu’il y a de l’air dans le vide. Pourtant, laissez-moi insister. Il me semble intéressant de garder à l’esprit que nous évoluons à l’intérieur d’une matière subtile, comme des poissons dans de l’eau. Ce n’est pas parce que nous ne voyons rien qu’il n’y a rien. Nos yeux sont de merveilleux outils, mais ils sont bien limités, facilement floués ! 
C’est bien joli, mais qu’est-ce que ça change de se dire qu’à la place du vide il y a de l’oxygène ? C’est une histoire de lexique, c’est tout.
Ben oui, en le présentant comme ça, ça paraît bien inutile. Du coup je ferais mieux de me transformer en oiseau et de m’envoler par la fenêtre, ce serait nettement plus simple… D’ailleurs, à propos d’oiseaux : si on choisi d’emplir nos espaces vides d’une sorte d’eau subtile, les oiseaux deviennent des poissons ! Ils nagent dans le ciel et suivent les vents-courants. Par contre, contrairement aux poissons, ils se posent sur le sol lorsqu’ils arrêtent de nager.
Voilà. Je n’irai pas plus loin, pas aujourd’hui, ce ne serait pas sérieux. Il faut y aller doucement, par petites doses. Point trop n’en faut !
Ce n’est qu’un début, je ne vous ai pas encore parlé de l’immuable perspective retournée, ni des amalgames atomiques universels. Je les garde pour plus tard, ! j’ai eu un mal de chien à expliquer ce ridicule petit concept, c’est terrible, comment vais-je faire pour faire passer les autres ! Misère, je me suis mise dans de beaux draps !
Mes chers amis-dames, et amis-messieurs, merci d’être venu, c’était un fabuleux honneur de vous voir ici. Faites attention à vous, ne vous noyez pas dans un verre d’eau, même si vous avez trop chaud. Je vous inviterais pour la suite, il y aura des petits fours (si, si !). Laissez-moi me courber plus bas que terre pour vous saluer — on n’en fait jamais trop, sauf quand on exagère.
Qui que vous soyez, je vous aime.

 

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